On ne lave pas les champignons : voilà une croyance culinaire bien répandue. Lorsque vous revenez à la maison avec des champignons, que vous les ayez achetés chez votre primeur de confiance ou cueillis en forêt, avant de passer à la préparation de vos plats préférés, vous éliminez tout simplement les parties les plus dures et les résidus de terre à l’aide d’un couteau. Et c’est tout.
On dit qu'il ne faut surtout pas les tremper ni les laver à l’eau courante ; les champignons risqueraient de trop en absorber, pour l’expulser au moment de la cuisson.
Si ce constat est globalement vrai, il faut toutefois le nuancer. Mais pour savoir ce qu’il faut faire ou ne pas faire, commençons par comprendre ce que c’est qu’un champignon.
La composition des champignons
La question de la composition des champignons est un sujet complexe. Pour faire simple, les champignons sont comme des éponges, composées de denses réseaux de polysaccarides capables « d'emprisonner » beaucoup de molécules d’eau.
En effet, les champignons sont composés à plus de 90% d’eau. Et parce qu’ils sont dépourvus d’un vrai système circulatoire de fluides, ils recueillent les nutriments directement par leurs parois, par un processus d’absorption.
Il n’est donc pas erroné de dire que les champignons ont tendance à absorber l’eau et on s’en rend facilement compte lorsqu’on les fait sécher au soleil : en quelques heures, leur volume réduit de moitié, raison pour laquelle ils se prêtent à la conservation sur de longues périodes.