Tout cela nous amène à une conclusion : l’humidité risque de gâcher la réaction de Maillard, parce que la présence d’eau sur la surface de la viande prolonge le temps de cuisson et fait baisser la température, et qu’il faut attendre plus longtemps pour que le liquide s’évapore, en risquant de ne pas atteindre les 140°.
Les quatre étapes de la réaction de Maillard
On peut résumer la réaction de Maillard à un processus en quatre étapes :
- La condensation de Maillard, phase dans laquelle se forment des glycosylamines.
- Le réaménagement d’Amadori, une réaction organique d’isomérisation.
- La déshydratation modérée, où le brunissement de l’aliment s’intensifie.
- La synthèse de mélanoïdines, qui sont les pigments foncés, caractéristiques des aliments cuits.
Les règles d’or de la réaction de Maillard
Voilà la première règle pour une réaction de Maillard réussie, et donc pour un steak cuit à la perfection, bien croustillant et bruni à l’extérieur et au goût un peu « toasté » : il est important que la viande soit bien sèche. Pour cela, il est conseillé de bien la tamponner avec du papier absorbant et elle doit être à température ambiante au moment de la cuisson. Celle-ci se produit à une température tellement élevée et dans un délai si rapide, que le cœur du steak ne doit pas être trop froid, si on veut éviter qu’il reste cru.
Règle numéro deux : huilez bien la surface de la viande avant la cuisson. En effet, la graisse isole la viande de la poêle ou de la grille, évitant ainsi qu’elle attache. D’autre part, elle permet que la chaleur se distribue de façon uniforme et que la délicieuse croûte caractéristique de la réaction de Maillard se forme sur toute la surface de la viande.
Pour finir, il faut savoir que, même si la grille reste un excellent outil de cuisson, une bonne poêle en fer est tout aussi appropriée : sa surface homogène permet de cuire de façon rapide et uniforme la viande.
Quels aliments sont concernés par la réaction de Maillard ?
La réaction de Maillard s’applique aux aliments contenant des acides aminés. Tous les jours, vous consommez de tels aliments. Ainsi, c’est la réaction de Maillard qui donne à la croûte de pain sa belle couleur dorée. Elle entre également en jeu dans la fabrication des biscuits et dans la torréfaction du café. Enfin, elle se produit sur la peau des volailles cuites au four pour lui donner sa couleur si appétissante.
Si vous êtes un passionné de viande, découvrez aussi notre article sur l’importance que la graisse a dans sa cuisson.
Suivez aussi FineDiningLovers sur Facebook