The 50BestTalks, sponsorisés par S.Pellegrino et Acqua Panna, ont été organisés en marge du World's 50 Best Restaurants à Sydney le 1er avril et à Melbourne le 3 avril. C'est devant un public de près de 2.000 personnes que les plus grands chefs du monde ont pris la parole pour évoquer des thèmes aussi vastes que les ingrédients, la transmission et l'ego en cuisine.
Grant Achatz, Daniel Humm, Will Guidara, Gaggan Anand, Jordi Roca, Dominique Crenn (meilleure femme chef du monde en 2016), Peter Gilmore, Brett Graham et Massimo Bottura, actuel détenteur du titre de Meilleur resteurant du monde, ont abordé tour à tour ces thèmes qui leur tenaient à coeur.
Parmi le public se trouvaient d'ailleurs Mark Moriarty et Mitch Lienhard, vainqueurs respectifs du S.Pellegrino Young Chef 2015 et 2016.
Découvrez ci-dessous le résumé de ces conférences très attendues.
Dominique Crenn et le style en cuisine
Dominique Crenn, chef au style bien affirmé, a conseillé aux jeunes chefs de ne jamais douter de leur instinct. "Si vous voulez vraiment devenir chef, vous devez avoir votre propre histoire. Si vous n'avez pas d'histoire, que faites-vous ? Vous devez savoir et comprendre qui vous êtes, avoir confiance en vous et être déterminé." La chef française installée à San Francisco a également rappelé qu'il fallait transmettre des émotions et raconter une histoire à travers un plat et surtout ne jamais essayer de copier les autres.
Peter Gilmore et les ingrédients
Peter Gilmore a rappelé au public de toujours rester attentif et curieux aux nouveaux ingrédients. Le chef australien a d'ailleurs révélé au public qu'il avait récemment découvert le Mau, qui est grosso modo la vessie du poisson et que les Chinois utilisent beaucoup en cuisine pour apporter de la texture à un plat.
Brett Graham et la durabilité
De son côté, Brett Graham, chef à Londres, a abordé le thème très important de la durabilité en cuisine. Le chef a ainsi expliqué que même le plus petit restaurant du monde avait pour devoir d'éduquer les clients en banissant certains aliments de leur carte, comme le thon, menacé d'extinction. "Un restaurant, même s'il ne fait que 650 couverts par semaine, peut faire la différence", a-t-il estimé.